Documents et publications

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L’eau souterraine est une ressource indispensable à la vie. Pour nombre de citoyens de Saint-Hippolyte, elle est l’unique source d’alimentation en eau potable. Bien qu’elle soit cachée et invisible, elle est fragile et souvent vulnérable aux multiples sources de contamination humaine. De plus, on ne sait jamais vraiment la quantité d’eau souterraine dont nous disposons et quelle est la consommation de notre secteur. Il est donc très important de protéger l’eau souterraine contre les risques de contamination et de veiller à limiter notre consommation pour conserver notre ressource.

Analyse de l’eau potable

Le ministère du Développement durable, de l‘Environnement, de la Faune et des Parcs incite les propriétaires d’un puits à faire analyser l’eau au moins une fois par année relativement aux paramètres chimiques. En ce qui concerne les nitrates-nitrites et les paramètres bactériologiques, il est recommandé de faire analyser l’eau régulièrement, soit au début du printemps et à l’automne, et lorsque des changements relatifs à sa couleur, à sa limpidité, à son odeur ou à son goût sont constatés. Une analyse de l’eau d’un puits est également souhaitable lorsque des travaux ou des activités sont effectués près de celui-ci ou s’il n’a pas servi pendant une longue période de temps. Consultez le Filon vert traitant de l’eau potable pour tous les détails sur les indicateurs de qualité de l’eau de puits et leur interprétation. Filon vert /Eau potable

À chaque année, le service de l’environnement organise la Journée de l’environnement à l’occasion de laquelle les citoyens sont invités à faire analyser leur eau potable ou de baignade à prix réduit, s’informer auprès de divers intervenants en environnement et participer à la commande regroupée de végétaux pour les membres d’associations de lacs. Surveillez le site Internet de la Municipalité ou l’Action municipale pour connaître la date de l’événement.

Économie d’eau potable

Êtes-vous eau courant?

Les Québécois sont parmi les plus grands consommateurs d’eau au monde avec une moyenne résidentielle d’environ 386 litres d’eau potable par jour. C’est 70 % de plus qu’un Ontarien et 40 % de plus que la moyenne canadienne.

Prendre une douche de 10 minutes peut représenter 80 litres d’eau potable. En un an, une famille de quatre personnes peut donc utiliser plus de 118 000 litres d’eau potable uniquement pour les douches. C’est l’équivalent de près de 3 piscines !

Les modèles de toilette de plus de 10 ans utilisent environ 13 litres d’eau potable par chasse. Pour une famille de quatre personnes, en une semaine d’utilisation, c’est environ 728 litres d’eau potable envoyés à la fosse septique.

Un boyau d’arrosage peut débiter 1000 litres d’eau potable à l’heure. C’est plus qu’il n’en faut pour tirer 100 fois la chasse d’eau, remplir un spa, prendre 12 douches de 10 minutes, faire 50 cycles de lave-vaisselle ou 6 brassées de lavage.

Laver votre voiture au boyau d’arrosage peut utiliser près de 400 litres d’eau potable. À raison d’un lavage par semaine, l’eau utilisée en un an pourrait remplir 140 bains.

Une seule goutte d’eau qui s’échappe chaque seconde d’un robinet représente près de 10000 litres d’eau potable par année et une toilette qui fuit peut gaspiller jusqu’à 550 litres par jour.

Un gazon jaune n’est pas un gazon mort! En cas de sécheresse, la pelouse entre en état de dormance afin de préserver l’eau nécessaire à ses racines.

La consommation d’eau potable peut doubler durant la période estivale, ce qui fait pression sur nos ressources en eau.

Quelques trucs pour économiser l’eau au quotidien :

  1. Coupez l’eau le temps de vous laver le visage, vous brosser les dents ou vous raser.
  2. Favorisez une douche de 5 minutes plutôt qu’un bain.
  3. Interrompez la douche lorsque vous vous lavez les cheveux ou que vous vous savonnez.
  4. Faites votre vaisselle dans un évier rempli d’eau savonneuse ou remplissez votre lave-vaisselle au maximum.
  5. Réutilisez l’eau de cuisson des légumes et des pâtes, de l’aquarium ou du déshumidificateur pour arroser les plantes.
  6. Isolez votre réservoir d’eau chaude. En réduisant les pertes de chaleur, vous obtiendrez de l’eau chaude plus rapidement.
  7. Gardez le gazon plus long (8 cm), il retiendra davantage l’humidité et gardera une meilleure apparence.
  8. La pluie peut à elle seule combler les besoins de votre pelouse, puisque celle-ci ne requiert qu’environ 2,5 cm d’eau par semaine.
  9. Assurez-vous d’arroser le matin ou le soir au pied des plantes, car un arrosage en plein soleil subit une évaporation de 60 %.

Source : peep.reseau-environnement.com

Pour consulter le règlement, voir le règlement portant sur la protection de l’environnement 961-07.

Afin de solutionner, avant qu’elles ne se produisent, les problématiques reliées à l’érosion, au transport des sédiments et à la surcharge du réseau pluvial municipal existant, la Municipalité de Saint-Hippolyte s’est dotée de nouvelles dispositions réglementaires visant:

  • le contrôle des eaux de ruissellement sur les terrains individuels;
  • le contrôle de l’érosion au moment de la réalisation de certains travaux.

Gestion du ruissellement

Le ruissellement: c’est quoi?

À chaque pluie, une certaine proportion de l’eau est captée par la végétation et s’évapore, une autre proportion s’infiltre dans le sol pour alimenter des eaux souterraines et une autre proportion, ruisselle à la surface du sol. Le ruissellement est donc cet écoulement du surplus des eaux de pluie à la surface du sol, qui n’a pu s’infiltrer ou s’évaporer.

Ce sont les eaux de ruissellement qui nous causent des problèmes… En ruisselant, l’eau transporte des particules de sol, des fertilisants, des contaminants et des polluants. Les études démontrent que la majeure partie de la pollution des cours d’eau provient des eaux de ruissellement. Mais au-delà de la qualité de l’eau, c’est la quantité d’eau qui arrive dans les fossés et les cours d’eau qui est problématique.

Plus on imperméabilise le sol (béton, asphalte, constructions), moins l’eau s’infiltre et plus le volume d’eau qui ruisselle est important. Moins il y a d’arbres, plus l’eau ruisselle. Plus le secteur est en pente, plus l’eau ruisselle rapidement. Dans ces conditions, les fossés et les cours d’eau réagissent fortement après des pluies importantes, ce qui cause des problèmes d’érosion, d’inondation et des dommages aux infrastructures, telles que nos routes et nos maisons.

Comment puis-je réduire les impacts du ruissellement à l’échelle de mon terrain?

Il suffit de rediriger l’eau pluviale vers un milieu perméable. Ainsi, une proportion de l’eau sera infiltrée dans le sol et moins d’eau sera transportée vers les fossés, les cours d’eau et éventuellement, les lacs. Il s’en suivra une diminution de l’érosion et du transport de polluants, ainsi qu’une meilleure santé de nos lacs et cours d’eau.

  1. Les gouttières

Débrancher les descentes de gouttières du fossé élimine les apports rapides et importants d’eau en temps de pluie.  Il est possible de diriger la descente de gouttière vers un ouvrage d’infiltration ou un espace boisé pour favoriser l’infiltration de l’eau dans le sol. L’utilisation d’un baril récupérateur d’eau constitue également une option simple et peu coûteuse qui permet de récupérer les eaux de pluie pour les usages extérieurs et… réduire la consommation d’eau potable.

  1. Les matériaux perméables

Réduire les surfaces imperméables à l’échelle d’un terrain permet de réduire le ruissellement et de favoriser l’infiltration. L’aire des entrées de garage devrait être limitée au minimum et être construite avec des matériaux perméables tels que le gravier, les pavés poreux, les pavés engazonnés, etc. Le profil de l’entrée et du terrain devrait être aménagé de façon à diriger le ruissellement vers les milieux perméables tels qu’un espace boisé, un jardin pluvial, un puits d’infiltration ou autre, et non vers le fossé ou la rue.

  1. Le jardin pluvial et le puits d’infiltration

Il s’agit de deux techniques qui contribuent à améliorer l’absorption de l’eau pluviale dans le sol. Pour plus de détails sur la conception de ces aménagements, consultez les fiches techniques correspondantes en bas de page.

  1. La végétation

Un couvert végétal important favorise la rétention, l’absorption et l’évapotranspiration de l’eau de pluie, en plus de fournir un milieu ombragé, agréable et esthétique aux citoyens. Augmenter l’aire des plates-bandes sur votre terrain, de même que le nombre d’arbres, et diminuer la surface en pelouse sont tous des gestes qui contribuent à atténuer les impacts négatifs du ruissellement.

Pour les terrains riverains d’un lac ou d’un cours d’eau, conserver une bande de végétation à l’état naturel (d’un minimum de 5, 10 ou 15 mètres de profondeur selon la situation) réduit la vitesse d’écoulement des eaux de ruissellement,  favorise l’infiltration de l’eau dans le sol et limite l’érosion des berges.

  1. Les fossés

Cesser de tondre la pelouse et la végétation dans les fossés, afin d’augmenter leur capacité de filtration et de rétention.

La réglementation

Un minimum de 80 % des débits générés par des précipitations, provenant notamment des déversements des gouttières et des eaux de ruissellement des surfaces imperméables ou semi-perméables (aires gazonnées, stationnements, allées véhiculaires, etc.), doit être capté et infiltré sur les terrains individuels. Cette norme s’applique aux travaux suivants :

  • Construction neuve;
  • Reconstruction;
  • Agrandissement d’un bâtiment principal d’une superficie de 18 mètres carrés et plus;
  • Garage détaché d’une superficie de 50 mètres carrés et plus;
  • Aire de stationnement;
  • Allée véhiculaire.

Au moment de la planification votre projet, informez-vous auprès de la Municipalité des détails de la réglementation et consultez les fiches techniques mises à votre disposition.

Exemple-plan-drainage_terrain-privé

Contrôle de l’érosion

Une des principales causes du vieillissement prématuré des lacs au Québec est la mauvaise gestion de l’érosion, causée par la mise à nu du sol lors de travaux (construction de maison, stationnement, allée véhiculaire, déboisement, etc.). Ainsi, une fois qu’un sol est mis à nu et que ce dernier est exposé aux précipitations, les particules de sol se dirigent vers les fossés et les cours d’eau, causant une réduction de la transparence de l’eau, la prolifération de plantes aquatiques et d’algues, une augmentation de l’apport en nutriments, la destruction des frayères et la mort des poissons.

D’un point de vue économique, l’érosion coûte cher :

  • Augmentation du compte de taxes municipales due aux coûts de maintenance, de réparation et d’entretien des chemins, ponceaux, fossés et ouvrages de captage des sédiments;

Fosse-plein-de-sediments

  • Diminution de la valeur récréative de nos lacs, et par le fait même, diminution de la valeur des propriétés riveraines et ce, en raison de la prolifération excessive de plantes aquatiques et de la dégradation de la qualité de l’eau résultant de l’apport de sédiments dans nos lacs.

Proliferation-de-plantes-aquatiques-dans-un-lac

Saviez-vous que…

  • Les opérations d’entretien des fossés, chemins et accotements endommagés nécessitent chaque année le travail d’une équipe des travaux publics de mai à novembre;
  • L’utilisation d’une mini-excavatrice coûte 50 $/heure, incluant l’opérateur;
  • 20 000 $ sont investis chaque année par la Municipalité spécifiquement pour la location d’équipement requis au retrait des sédiments accumulés dans les fossés;
  • Le nettoyage des 115 trappes à sédiments se trouvant sur le territoire de Saint-Hippolyte coûte environ 20 000 $ annuellement;
  • Depuis 2012, le Conseil municipal investi 200 000 $ par année pour corriger les problématiques relevées en 2011 sur le réseau de drainage municipal;
  • Le Service de la voirie de Saint-Hippolyte dépense en moyenne 50 000 $ par année en réfection de fossés et ponceaux endommagés par le ruissellement.

La réglementation

Dorénavant, des mesures doivent être prises lors de travaux nécessitant le remaniement, le nivellement ou tout autre travail du sol afin d’empêcher le transport hors du terrain des particules de sol, de quelque grosseur qu’elles soient, par l’eau de ruissellement. Les travaux principalement assujettis sont :

  • La construction, l’agrandissement ou la démolition d’un bâtiment principal;
  • La construction d’un garage détaché;
  • La construction ou le déplacement d’une installation sanitaire;
  • Le forage d’un puits;
  • La construction d’une allée véhiculaire dans une pente supérieure ou égale à 12 %;
  • Les travaux de remaniement ou de nivellement de sol affectant une surface de 300 mètres carrés ou plus, incluant les déblais.

Chantier-en-construction-sans-barriere-a-sediments

Les différentes mesures devant être prises comprennent entre autres :

  • Le recouvrement des tas de terre et des sols mis à nu;
  • La mise en place de barrières à sédiments;
  • La collecte et la filtration des eaux de ruissellement;
  • La végétalisation des endroits remaniés.

Référez-vous aux fiches techniques pour connaître la marche à suivre pour la mise en place de ces différentes mesures de contrôle des sédiments.

FICHES TECHNIQUES

Pour vous aider à contrôler l’érosion lors de vos travaux et à planifier la gestion des eaux de ruissellement sur votre terrain, nous vous proposons ces 11 fiches techniques :

  1. Conserver le végétation naturelle
  2. Barrières à sédiments fins
  3. Gestion des sols mis à nu
  4. Accès au site
  5. Canal intercepteur et canal dissipateur
  6. Trappe à sédiments
  7. Seuil de rétention
  8. Ouvrage d’infiltration
  9. Jardin pluvial
  10. Contrer l’imperméabilisation
  11. Drainage allée véhiculaire
  12. Installation d’un ponceau  (dessin normalisé)
  13. Profil d’une entrée  (dessin normalisé)

Informations sur les différents systèmes sanitaires

Généralement, l’installation septique qui dessert une résidence isolée comporte une fosse septique et un élément épurateur. La fosse septique sert à clarifier les eaux usées pour éviter de colmater l’élément épurateur et à effectuer ainsi un prétraitement des eaux usées. Par la suite, l’élément épurateur permettra de compléter le traitement des eaux clarifiées à travers leur infiltration dans le sol.

Fosse septique:

Fosse-septique

La fosse est un contenant étanche, généralement fait de béton ou de polyéthylène, et est enfouie dans le sol. Si elle a plus d’une trentaine d’années, elle peut avoir été fabriquée en acier. Si c’est le cas, il est probable qu’elle soit perforée par la rouille et son remplacement s’avère nécessaire.

Son rôle est de séparer les solides des liquides et d’amorcer la décomposition des matières organiques des eaux usées.

Son fonctionnement est simple : les solides, surnommés « boues », s’accumulent au fond du réservoir alors que les matières plus légères composées majoritairement de graisses, surnommées « écume », flottent en surface. Lorsqu’en fonction, la fosse est complètement remplie d’eau. Une grande portion des boues est éliminée par l’activité des bactéries toujours présentent dans les eaux usées. Seules les eaux « clarifiées » du milieu continuent leur cheminement vers l’épurateur.

Fosse-septique-vue-en-coupe

Éléments épurateurs:

L’élément épurateur (champ d’épuration) est un système destiné à répartir les eaux clarifiées provenant de la fosse septique ou d’un système de traitement  secondaire en vue de compléter son traitement par infiltration dans le sol.  En fonction de la nature du sol (perméabilité et épaisseur), de la pente et de la superficie du terrain disponible, le type d’élément épurateur peut varier.

Voici quelques types d’éléments épurateurs :

  • élément épurateur modifié

  • puits absorbant

  • filtre à sable hors sol

  • Biofiltre (Ecoflo)

  • Bionest

  • Enviro-Septic

Contrat d’entretien

SYSTÈMES ÉCOFLO, BIONEST, ENVIRO-SEPTIC, ECOBOX ET ECOPHYLTRE (éléments épurateurs)

Saviez-vous que le propriétaire de l’un de ces systèmes doit être lié en tout temps par un contrat d’entretien avec le fabricant du système, son représentant ou un tiers qualifié avec stipulation qu’un entretien annuel minimal du système sera effectué? Le propriétaire doit déposer copie du contrat auprès de la municipalité.

L’installation à vidange périodique:

L’installation à vidange périodique n’est autorisée que pour les résidences existantes, les camps de chasse ou de pêche et les résidences assimilées à des résidences existantes et que le terrain récepteur ne permet pas de construire l’une des installations prévues pour les nouvelles résidences.

Les eaux provenant des toilettes sont canalisées vers une fosse de rétention (scellée) dont la vidange est effectuée régulièrement de façon à éviter les débordements. Afin de réduire les frais de vidange, on doit obligatoirement utiliser des toilettes à faible débit qui n’évacuent que 1.5 litre par chasse d’eau.

Quant aux eaux ménagères (cuisine, bain, douche, lavabos, cuvette de lavage, laveuse, etc.), elles sont canalisées vers une fosse septique reliée à un champ d’évacuation, lequel infiltre les eaux ménagères dans le sol.

L’installation à vidange totale:

En dernier recours, lorsqu’il  est impossible de construire un champ d’évacuation en raison des normes relatives au terrain récepteur et de la superficie disponible, une installation à vidange périodique peut être constituée uniquement d’une fosse scellée. On parle alors  d’une installation à vidange totale.

Sources d’information: www.crelaurentides.org – www.ville.saint-sauveur.qc.ca – www.mddelcc.gouv.qc.ca

Étapes à suivre pour effectuer le changement d’une installation sanitaire
  1. Contacter un technologue ou un ingénieur membre d’un ordre professionnel compétent afin de faire réaliser une étude de caractérisation du site et du terrain naturel, de même qu’un plan de localisation à l’échelle de la nouvelle installation sanitaire. Vous trouverez ce professionnel sous la rubrique « test de sol »  dans les Pages Jaunes. Vous pouvez vérifier si ce professionnel ne fait pas l’objet de plaintes auprès de l’Ordre des ingénieurs du Québec (oiq.qc.ca) ou de l’Ordre des technologues professionnels du Québec (www.otpq.qc.ca) .
  2. Suite à l’obtention de l’étude et du plan, prendre un rendez-vous auprès du service d’urbanisme de la Municipalité pour l’émission d’un permis d’installation sanitaire en composant le 450.563.2505, poste 2224.
  3. Contacter une entreprise en excavation pour réaliser les travaux. Vous pouvez vérifier si cette compagnie ne fait pas l’objet de plaintes auprès de la Régie du bâtiment du Québec (rbq.gouv.qc.ca) .
  4. Une fois le permis municipal en main et l’exécutant des travaux choisi, les travaux de construction de l’installation sanitaire peuvent débuter.
  5. Suite à la réalisation des travaux, transmettre à la Municipalité le rapport d’inspection de la nouvelle installation sanitaire réalisé par le technologue ou l’ingénieur.
Guide d’entretien de votre installation sanitaire

Toutes les résidences de Saint-Hippolyte sont desservies par un système individuel de traitement des eaux usées. Afin de préserver l’équilibre biologique de votre environnement, ainsi que la santé et la qualité de vie des citoyens, il est important d’assurer un entretien adéquat de votre installation sanitaire, ce qui maintiendra, par le fait même, le bon fonctionnement et prolongera la durée de vie de cette dernière.

Conseils d’entretien généraux:
  • Accès facile

Assurez en tout temps un accès facile et rapide à la fosse septique. En plus de faciliter la vidange, cela permet d’intervenir rapidement (même l’hiver) en cas de bris ou de problèmes urgents.

  • Un terrain gazonné

Un champ d’épuration doit être entretenu pour assurer une bonne épuration et allonger sa durée de vie. Il doit être recouvert d’une surface gazonnée où la végétation y est contrôlée afin d’éviter que les racines des arbres et arbustes endommagent les drains.

  • Pas trop d’eau!

Les eaux de ruissellement, de même que l’arrosage du gazon sur le champ d’épuration, nuisent à la capacité du sol d’absorber et de traiter les eaux usées. On devrait donc éviter d’arroser un champ d’épuration et en détourner les eaux de ruissellement.

  • Matières impropres

Évitez de jeter dans la fosse septique des substances qui ne se décomposent pas naturellement ou qui le font très lentement : huiles, graisses, gras, couches jetables, serviettes humides à usage unique, tampons, condoms, essuie-tout, mouchoirs, litière pour chats, mégots de cigarette, café moulu, etc.

  • Le choix bio

Privilégiez les produits domestiques biodégradables tels que les savons, produits nettoyants et papier hygiénique.

  • Non aux poisons

N’empoissonnez pas votre fosse septique en y déversant peintures, solvants, décapants, dissolvants de vernis à ongles ou tout autre produit nettoyant nocif, de même que les antibiotiques et médicaments. Ces produits peuvent détruire les bactéries utiles se trouvant dans votre fosse.

  • Un espace dégagé

Le champ d’épuration doit être bien aéré et ensoleillé afin de permettre une bonne oxygénation du sol. Vous ne devez donc pas y aménager de stationnement, patio, terrasse, bâtiment, etc., ni y laisser circuler des véhicules, de la machinerie ou des motoneiges.

  • Peu, c’est mieux!

Évitez le gaspillage d’eau à la maison. Lorsqu’on utilise beaucoup d’eau en continu, les solides n’ont pas le temps de se déposer au fond de la fosse septique et ils peuvent atteindre le champ d’épuration et le colmater.

  • Non au broyeur!

Le broyeur à déchets installé sous l’évier est à éviter puisqu’il produit un surplus d’eau et de matières organiques risquant de surcharger l’installation sanitaire.

Une cheminée à la hauteur:

Afin de permettre un accès facile et rapide à la fosse septique, les deux ouvertures de visite de cette dernière doivent être prolongées jusqu’à la surface du sol par des cheminées étanches et isolées contre le gel, munies de couvercles étanches. Les ouvertures doivent offrir un espace libre minimal de 50 centimètres de diamètre (20 pouces). Comme le remblai au-dessus de la fosse septique ne devrait pas excéder 90 centimètres (35 pouces) de hauteur, il en est de même pour la hauteur des cheminées. Le diamètre minimal, ainsi que la hauteur maximale des cheminées facilitent l’accès à la fosse, assurent une vidange adéquate et permettent de constater tout bris ou mal fonctionnement à l’intérieur de la fosse septique.

Le préfiltre:

Un préfiltre peut être intégré à votre fosse septique dans le deuxième compartiment afin de prévenir le colmatage des dispositifs de traitement. Le préfiltre est recommandé puisqu’il intercepte les solides qui ne peuvent décanter ou qui sont remis en suspension. Il constitue ainsi une protection additionnelle contre le colmatage du champ d’épuration.

Son installation suppose un entretien régulier selon les recommandations du fabricant afin d’éviter qu’il n’obstrue l’écoulement de l’eau vers le champ d’épuration. En général, un nettoyage doit être effectué deux fois par année ou plus fréquemment lorsqu’une vérification visuelle laisse paraître un dépôt important sur les matériaux. Pour effectuer l’entretien, tirez sur la cartouche du préfiltre (le port de gants protecteurs est conseillé pour les manipulations), nettoyez-la avec un jet d’eau claire au-dessus du premier compartiment. Remettez ensuite la cartouche en place dans le préfiltre avant de remettre le couvercle de la fosse. Il est important de veiller à bien replacer la cartouche à sa place, sinon elle pourrait bloquer le tuyau de sortie de la fosse.

Une opération simple, qui permet de prolonger la durée utile de votre fosse septique et d’en accroître l’efficacité.

Source d’information: www.mddelcc.gouv.qc.ca

Mise en garde sur l’utilisation d’additifs dans les fosses septiques:

L’utilisation d’additifs (enzymes, sachets magiques, etc.) dans la fosse septique est laissée à la discrétion de chaque propriétaire. Cependant, leur utilisation ne vous dispense pas du programme municipal de vidange des fosses septiques.

D’une part, des études indiquent que l’utilisation d’additifs n’empêche pas l’accumulation des boues à l’intérieur de la fosse. D’autre part, certains types d’additifs favorisent la solubilisation des matières grasses, provoquant une forte charge de liquide vers le champ, tandis que d’autres interfèrent au niveau de la sédimentation des solides. Ces types d’additifs provoqueront un colmatage prématuré de votre élément épurateur et ce dernier devra conséquemment être remplacé.

La prudence est donc conseillée face à l’utilisation d’additifs.

Une fosse septique bien conçue et bien entretenue dispose d’une activité bactérienne suffisante ne justifiant par l’ajout d’additifs. C’est pourquoi le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs ne recommande et ne reconnaît pas l’usage de ces produits.

 Source d’information: www.mddelcc.gouv.qc.ca

L’aération: est-ce la solution?

La fracturation pneumatique d‘un champ d’épuration, communément appelé « aération », consiste à créer un réseau de fissures dans le sol afin d’augmenter sa perméabilité. Cette technique est utilisée pour tenter de restaurer les champs d’épuration colmatés. Une sonde est insérée sous les drains du champ d’épuration afin d’y injecter une pression d’air élevée. La pression d’air est destinée à soulever et à fracturer le sol, et de petits amas de sédiments sont insérés afin de maintenir les fractures ouvertes.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs ne recommande pas cette technique, car les données sur sa performance  et son efficacité sont incomplètes. Par ailleurs, le réseau de fissures créé par l’application de cette technique permettrait aux eaux usées d’accéder directement aux eaux souterraines, sans bénéficier d’un traitement approprié par le sol, risquant ainsi de contaminer l’eau de votre puits ou de ceux avoisinants. L’aération du sol peut également causer des dommages au champ d’épuration et nuire, à long terme, à sa performance.

Avant d’intervenir sur un champ d’épuration déficient, il est important de le faire évaluer par un professionnel compétent en la matière.

Adoucisseur d’eau et autres systèmes de traitement de l’eau potable:

Avant d’acheter et d’installer un adoucisseur d’eau ou un autre système de traitement de l’eau potable, il est recommandé de demander l’avis du concepteur de votre installation septique ou d’un professionnel compétent en la matière pour savoir si votre installation est conçue pour recevoir les eaux résiduaires de ces équipements. Certains fabricants de systèmes de traitement certifiés interdisent ces rejets vers leur système de traitement.

Source d’information: www.mddelcc.gouv.qc.ca

La renouée japonaise (Fallopia japonica)

La renouée japonaise est une espèce exotique qui se trouve sur la liste des 100 plantes les plus envahissantes au monde! Elle s’est déjà établie sur le territoire de Saint-Hippolyte et nous devons agir rapidement afin d’éviter sa propagation.

Renouée japonaise

Pourquoi est-elle nuisible?

Cette plante réduit grandement la biodiversité végétale qui l’entoure par sa croissance hâtive et par la sécrétion de toxines qui affectent les autres plantes. La renouée japonaise se propage rapidement, simplement par la dispersion d’un bout de tige ou de racine.

Ses tiges sont tellement robustes qu’elles s’insèrent dans les fissures des chaussées et percent les toiles de piscine! Comme elle affectionne particulièrement l’humidité, la renouée japonaise constitue également une menace pour nos précieux lacs et cours d’eau, ainsi que pour nos champs d’épuration.

Renouée fissure la chaussée

Ses impacts sont nombreux, comme la diminution de la faune et de la flore du Québec.

Pour prévenir la propagation de cette plante, il ne faut pas la planter dans son jardin, ni l’acheter, ni l’échanger.

Comment la reconnaître?

 

Tige :

  • Ressemble à un bambou
  • 3 à 4 mètres de hauteur
  • Verte tachetée de rouge
  • Creuse
  • Jusqu’à 4 cm de largeur
  • Robuste

Fleurs :

  • Grappes de fleurs blanches qui apparaissent à la fin septembre

Feuilles* :   

  • Alternes
  • Non-dentées
  • Lisses
  • De 10 à 23 cm de longueur

* La configuration des feuilles peut changer selon les différentes espèces de renouée japonaise

Que dois-je faire?

  • Si vous n’avez pas reçu de lettre de la part de la Municipalité de Saint-Hippolyte au sujet de la présence de la renouée sur votre propriété, signalez sa présence à la Municipalité au 450.563.2505 poste 2257 ou au gsimard@saint-hippolyte.ca.
  • Évitez de transplanter la renouée japonaise dans votre jardin ou de la donner à vos voisins ou amis.
  • Choisissez et cultivez plutôt des espèces non envahissantes.
  • N’acceptez pas de terre de remblai : elle pourrait contenir des fragments de la plante en dormance qui pourraient germer sur votre propriété.
  • Comme cette plante s’installe souvent dans des milieux altérés par les activités humaines, végétalisez les sols dénudés immédiatement après la fin de vos travaux de remblai et de déblai pour éviter l’implantation de la renouée sur votre propriété. Optez pour des végétaux indigènes à croissance rapide.

Renouée japonaise Coupe répétée

  • Si la renouée japonaise est déjà présente sur votre propriété, il est préférable de s’en débarrasser afin d’éviter un envahissement. Des coupes répétées, au ras du sol, permettront à long terme de contrôler son expansion et de diminuer sa densité de tiges. Cette méthode est accessible à tous, ne nécessite pas d’outillage spécialisé hormis des sécateurs et des pelles et elle peut s’effectuer dans tous les types de milieux. Voici comment procéder :
  • Coupez la tige au ras du sol (sous le premier nœud) à l’aide d’un sécateur, avant la fin mai et que le plant ait atteint une hauteur de 40 centimètres.
  • Laissez les résidus de coupe sur place. NE PAS LES DÉPLACER, NE PAS LES COMPOSTER ET NE PAS LA DISPERSER DANS L’EAU.
  • Bien nettoyer les instruments de travail avant et après leur utilisation pour éviter sa propagation (gants, souliers, pelle, pneus de voiture, etc.).
  • Répétez la coupe à tous les 40 jours pour créer une pression permanente sur la plante jusqu’à son entrée en dormance au mois d’octobre.
  • Assurez un suivi vigoureux.
  • Vérifiez et nettoyez la machinerie (excavatrice, tondeuse, etc.) après être intervenu dans un secteur infesté.
  • Si vous circulez sur ou en bordure des plans d’eau, n’oubliez pas de nettoyer canots, bateaux, moteurs, remorques et véhicules tout terrain avant de changer d’endroit.

Saviez-vous que…

  • La renouée japonaise se reproduit généralement de façon végétative, c’est-à-dire qu’un minuscule fragment de tige ou de rhizome peut donner naissance à un nouveau plant. Voilà un mode de reproduction fort efficace.
  • Les fragments de rhizome de la renouée peuvent demeurer en dormance dans le sol pendant 10 ans et se remettre à pousser dès que l’occasion se présentera.
  • La renouée japonaise possède des rhizomes qui peuvent s’enfoncer à plus de 2 m de profondeur dans le sol et s‘étendre latéralement sur 7 m.
  • Cette vivace à croissance rapide atteint 2 à 3 mètres de hauteur pendant l’été.
  • Les jeunes pousses de la renouée japonaise (30 à 50 cm de haut) sont comestibles et s’apparentent à la rhubarbe : vous pouvez joindre l’utile à l’agréable en concoctant de délicieuses recettes à base de renouée!

Maintenant, testez vos connaissances!

Pour plus d’informations

https://youtu.be/b7GzVzUSN_8

http://www.comitezipjacquescartier.org/renoueej.html

http://nature-action.qc.ca/site/sites/default/files/pdf/ressources/renouee_japonaise.pdf